Calendrier
Où pratiquer
Résultats
Intranet gestion des licences
Comité Course
Compétitions Nationales
Direction Technique
Service
Boutique
Médias
Identifiez-vous





Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous
Accès administrateur
 
Accueil
course_bandeaumondial2012
Interview Ewen Fernandez : « En 2012, je n’aurai que les championnats du monde en tête ! " Version imprimable Suggérer par mail

img_2842_-_copieEwen Fernandez n'a que 22 ans. Pourtant, il fait déjà figure de pilier de l'équipe de France Senior ! Coureur polyvalent, il vient de boucler une saison de haut niveau, ponctuée par un titre de champion d'Europe par équipe et une médaille d'argent (toujours par équipe, avec Brian Lépine et Yann Guyader) sur l'américaine route à Yeosu. Quelles sont ses impressions au retour de Corée du Sud ? Quels sont les prochains challenges qui l'attendent ? Ewen répond à ces questions dans les lignes qui suivent...

Ewen, tu reviens des championnats du monde de Yeosu avec une médaille d'argent dans tes bagages. Peux-tu nous raconter cette course à l'américaine ?

 

En fait, la série du matin nous a servi de base de réflexion : nous avions vu que même en étant deuxième, c'était difficile de doubler sur cet anneau routier. Normalement, la tactique d'une américaine, c'est d'essayer de se maintenir en deuxième place, c'est-à-dire pas en tête (pour ne pas prendre de vent), ni trop loin (pour ne pas être dans le trafic). Mais là, c'était impossible de doubler dans les virages et les lignes droites étaient trop courtes : difficile de construire sa vitesse dans ces conditions ! Donc nous avons décidé de tout faire pour être un maximum en tête. Au départ, ça s'est regardé : j'ai donc sauté sur l'occasion pour me porter à l'avant. Nous nous sommes fait doubler plusieurs fois, mais nous essayions de revenir en tête sur notre poussée. Dans mon dernier relais, j'étais au coude à coude avec un Coréen : les Colombiens ont profité du trafic entre nous pour passer et prendre quelques mètres d'avance. On ne les a plus revus par la suite. En revanche, les Coréens se sont fait disqualifier sur le relais de Brian (Lépine). Quand Yann (Guyader) est parti pour le dernier relais, les Colombiens s'étaient envolés et les Belges - Bart en l'occurrence - revenaient petit à petit. Mais vu notre avance, ils ne pouvaient pas nous doubler ! Nous finissons deuxièmes !

 

  img_2577_-_copie

Ce sont tes troisièmes mondiaux en tant que Senior et tu gravis encore une marche avec cette deuxième place...

 

Il faut bien dire que jusqu'à cette finale de l'américaine et donc notre titre de vice-champion du monde, le tournois ne m'avait pas trop souri. J'ai éprouvé quelques difficultés à m'acclimater et je n'ai jamais trouvé mes sensations sur la piste bosselée de Yeosu. Alors c'est vrai que j'étais content d'avoir épaulé Yann dans sa quête du titre mondial lors de la course à points sur route. Mais au final, je termine seulement 15ème de cette course... Ça ne m'étais jamais arrivé en trois championnats du monde chez les Seniors : auparavant, j'avais toujours terminé entre la huitième et la cinquième place. Cette médaille d'argent me fait vraiment du bien. J'ai tout donné pour aller la chercher, j'ai lâché les Watts ! J'ai éprouvé une grande satisfaction à l'issue de cette course. Je pars toujours avec l'objectif de faire mieux, de progresser, et cette deuxième place justifie les heures d'entraînement et de sacrifices. Qui plus est, nous l'avons conquise par équipe, je l'ai partagée avec mes collègues. C'est tout simplement grandiose ! Pour finir, je dois dire que je suis content d'être monté sur le podium avec Yann, avec qui je m'entraîne depuis si longtemps : c'est un honneur de partager ce podium ensemble...

 

 

Il ne reste qu'une marche à franchir pour aller chercher le titre suprême : d'après toi, qu'est-ce qui te manque ?

 

A peine ces championnats du monde étaient-ils finis que j'ai essayé de faire mon autocritique. Pour mieux gérer ma carrière sportive, je vais devoir mieux gérer ma vie privée. Je pense que je me mets trop de pression pour réussir, mais aussi et surtout pour faire plaisir aux autres. Or, le propre du sport de haut niveau, c'est de parvenir à se satisfaire soi-même. Je dois évoluer mentalement, ne pas refuser d'affronter les choses et développer un discours positif pour passer ce cap. C'est ça qui me rendra plus fort ! Je dois travailler mes points faibles en somme.

 

  img_2832_-_copie

On ne peut pas résumer ces championnats du monde de Yeosu à la finale de l'américaine, même si c'est un bon souvenir... Quels sont tes autres bons souvenirs ?

 

Personnellement, je dirais que l'ambiance dans l'équipe de France était très bonne. On a trouvé une équipe de France soudée, un vrai collectif : tout le monde s'encourageait et tirait dans le même sens.

 

 

Des moments plus difficiles à gérer ?

 

L'attente. Sans mentir, on vient pour courir, donc l'attente est difficile à vivre, même si c'est un moyen de maintenir la pression. Pour ma part, je dirais aussi que quand tu coures et que tu es moyen, tu te remets forcément en question. Le stress s'accumule. Je me posais ce genre de questions, d'autant plus que j'avais suivi la même préparation que Yann, donc je ne comprenais pas pourquoi j'étais un cran en-dessous...

 

 

Comment s'est passé ton retour en France ?

 

Alors déjà, nous sommes arrivés à minuit à la gare de Nantes, donc il n'y avait pas grand monde ! Mais sinon, les jours suivants, je suis allé voir les gens de mon club de Bouaye : ils m'avaient suivi pendant tout le championnat et ils étaient contents de me retrouver. Ma famille m'envoyait des messages tous les jours pour m'encourager et bien sûr mes parents me soutenaient à 100%, dans les moments difficiles comme dans les bons moments. Ils étaient donc tous très heureux de me revoir ! Je dois passer sur le plateau TV de Nantes 7 ce mercredi [NDLR le 14 septembre] et des journalistes locaux ont relaté nos exploits [avec Benjamin Pierre-Jean, sélectionné chez les Juniors et du club de Bouaye également]... Pour élargir, même l'article sur Yann dans L'Equipe m'a fait plaisir : ça démontre un minimum de reconnaissance, car c'est vraiment beaucoup de travail et de sacrifices pour en arriver là !

 

 

A plus long terme, comment envisages-tu la prochaine saison de roller ?

 

En 2012, je n'aurai qu'un seul objectif en tête : les championnats du monde. Ils se dérouleront en Italie et ça serait la première fois pour moi que je les ferai en Europe, si tout va bien ! Ma famille, mes amis et mes supporters viendraient. Je vise la médaille en individuel. Pour que tout se passe bien, j'essaie d'établir des objectifs concrets, en concertation avec Alain Nègre. On me dit que j'ai des qualités et que je peux y arriver : je vais maintenant devoir le démontrer !

 

 

Et bien merci Ewen. A bientôt en 2012 et nous serons tous derrière toi cet hiver !

 
< Précédent   Suivant >

 
           
Copyright 2007 © Fédération Française de Roller Sports - 6 Boulevard du Pdt Franklin Roosevelt - CS 11742 - 33080 Bordeaux Cedex - France
Tél. : (33) 05 56 33 65 65 - Fax : (33) 05 56 33 65 66