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Interview avec Elton De Souza : « j’aime me surpasser, aller au bout de mon effort ! » Version imprimable Suggérer par mail
  • _mg_1608Mondial Yeosu (Corée du Sud)
  • 02/09/2011

Elton De Souza est l'un des patineurs les plus réguliers en Elite cette année : depuis le mois de mars, où il terminait cinquième du championnat de France du marathon, jusqu'au championnat de France piste, où il prend trois médailles, en passant par les Trois Pistes (troisième du général), Elton a bien étoffé son palmarès cette année. Le voilà donc tout naturellement en équipe de France à Yeosu, pour faire ses premiers pas dans la sélection Senior. Petit à petit, Elton monte en puissance sur ces championnats du monde. A mi-parcours, entre la piste et la route, il nous livre ses impressions...

Elton, hier tu finis sixième de la finale du 1000m : es-tu content de ce résultat ?

Je suis plutôt content parce que c'est mon premier mondial : arriver dans les dix premiers, c'était un de mes objectifs. Il est donc rempli. Maintenant, je vais essayer de faire mieux. Mais déjà, rentrer en finale, c'était merveilleux. Et voir que je pouvais être dans les cinq premiers pour aller titiller les meilleurs mondiaux, ça fait toujours plaisir ! Après, la finale était quand même très difficile car il y avait deux Colombiens et deux Taïwanais, mais aussi un Argentin et un Coréen un peu en-deçà : je me suis beaucoup battu avec ces deux-là derrière les favoris de la course. Ca donne un 1000m très éprouvant alors que le chrono est légèrement moins bon qu'en demi-finale. Il fallait vraiment garder sa place et constamment relancer sur cette finale...

 

Toi, comment fais-tu pour te concentrer sur une telle distance qui est assez courte, très intense, mais aussi tactique, puisqu'il y a une question de placement. Comment fais-tu pour te préparer, pour rentrer dans cette course ?

En fait, je me suis découvert cette année un « talent » pour le 1000m parce que j'ai fait du fond toute l'année : du coup, j'ai des réserves pour tenir sur la distance et à l'entraînement, tout seul, j'arrive à faire d'assez bons temps. Là, je prenais les tours comme ils venaient. Pour arriver en finale, il a fallu se donner à 100% sur le kilomètre donc ça allait. Après, c'est très dur de se préparer pour une finale car il y a beaucoup de variantes, on ne peut pas savoir comment ça va se passer. Donc il faut surtout se préparer à donner le plus possible, à aller le plus loin possible dans son effort. C'est un peu comme se préparer à un 1000m qu'on ferait tout seul. Il y a aussi une question de feeling par rapport à ce qui va se passer durant la course : on ne peut pas vraiment connaître le scénario à l'avance. Arnaud [Gicquel] m'avait donné deux cas de figure possibles : soit un départ où tout le monde se regarde et là, je devais prendre directement la tête pour jouer ma carte ; soit un départ rapide et là, je devais être dans les trois/quatre premiers, car c'est difficile de doubler sur cette piste.

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C'est ce deuxième scénario qui s'est produit.

Oui. C'est parti à fond car Scott Arlidge, qui n'est pas vraiment un sprinter, a voulu envoyer dès le départ. Je suis parti comme il fallait, en troisième position. Sauf que Scott a « envoyé » sur les premiers tours à 80% : du coup, derrière, il y a eu un tassement. Et là, tu galères !

 

Tu t'es retrouvé troisième avec pas mal de pression qui venait de derrière...

Oui, avec Andres Munoz et Wei Lin Lo, pratiquement les meilleurs mondiaux, qui voulaient me doubler. Munoz a profité du placement en deuxième position de son compatriote Pedro Causil pour venir se placer et Wei Lin Lo m'a passé à la corde. Du coup, ça m'a obligé à faire un stop et une relance : ça m'a vraiment « piqué la canne » et après, c'était la bataille avec l'Argentin Ezequiel Capellano et le Taïwanais Ching Yan Sung pratiquement jusqu'à la fin. Dans le dernier tour, je me vois cinquième, je vois que Munoz est complètement à l'agonie, mais je ne m'attends pas au retour de l'Argentin et du Taïwanais. Du coup, je prends un deuxième stop et là, c'est très dur : je dois m'accrocher pour le dernier tour, dans lequel je double quand même Munoz pour aller chercher la sixième place. Mais c'était une super expérience !

 

Au final, tu dois être plus content de ton bilan sur le 1000m que sur le 500m, non ?

Avant le championnat, je comptais de toute façon plus faire quelque chose sur le 1000m que sur le 500m : je m'y attendais, donc je ne me suis pas trop pris la tête par rapport au 500m où je me fais sortir en huitième par Joey Mantia et Andres Munoz, c'est-à-dire pas n'importe qui... C'était de toute façon compliqué dans ce cas de figure ! Après, je pense que j'avais un bon niveau, peut-être les moyens d'arriver en demi-finale, comme par exemple le Belge Jore van den Berghe. Mais ce qui est dur, c'est d'entrer en finale. Donc que je sorte en demi, en quart ou en huitième, ça ne veut pas forcément dire grand-chose...

 

On voit que tu vas crescendo sur ce championnat : est-ce que ça te donne des idées pour la route ?

Sur la route, le 200m, ce n'est pas mon fort : je vais donc essayer de m'accrocher pour entrer en finale. Ce chrono, ça sera d'abord un faux-plat descendant puis une côte de 30m, donc ça ira très vite. Ce matin, j'ai fait 17''2 à l'entraînement : je n'ai jamais fait ce temps-là donc ça va être très rapide ! Mais je risque d'être désavantagé avec mon petit gabarit. Franchement, ce chrono là est fait pour les grands gabarits, des patineurs puissants...

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Il y aura le tournoi du 500m par la suite aussi !

Je mise tout là-dessus. Après, j'espère tomber sur des séries et des demi-finales pas trop difficiles pour entrer en finale. Je vais tout faire pour faire parler ma vitesse sur le 500m.

 

Cette année en France, tu as montré que tu avais un très bon niveau sur les longues distances aussi. Du coup, est-ce que tu n'as pas des regrets de ne pas faire de courses de fond ici ?

Maintenant, je n'ai pas trop de regret à la vue du niveau d'ensemble. Le plateau est très relevé et je dirais qu'avec ma préparation pour la vitesse, je sais que je n'ai pas trop le niveau. Mais comme j'avais pas mal axé ma préparation sur le fond cette année, si j'avais continué ces deux derniers mois, j'aurais peut-être pu jouer un rôle en tant que coéquipier, comme le font Brian et Ewen. Sinon, franchement, je n'ai pas trop de regret parce que j'aime bien la vitesse. On verra l'année prochaine !

 

Les patineurs ont tendance à se spécialiser à la demande de leur sélection ou pour suivre leurs goûts. Mais on sait que tu es polyvalent, comme beaucoup d'autres Français de l'équipe d'ailleurs. Comment fais-tu pour faire la part des choses ?

Effectivement, je me sens plus polyvalent dans le sens où j'ai de bonnes qualités de sprinter, mais aussi et surtout l'envie de faire du fond. Du coup, j'aime me surpasser, les marathons, les 10km à point... J'aime aller au bout de mon effort. Avec l'envie et l'entraînement, on peut tout faire ! Après, je pense que c'est plus dur pour un fondeur de devenir sprinter que l'inverse. Comme à la base, je me sens plutôt sprinter...

 

Comment est l'ambiance dans l'équipe de France ?

Il y a une très bonne ambiance. Le fait qu'il y ait pas mal de problèmes avec l'organisation de ce championnat, avec les juges... tout ça nous rassemble un peu. Sinon, comme lors des championnats d'Europe, on ne sent pas de tension particulière entre les athlètes. Par conséquent, ça créée une ambiance positive : on est tous là pour faire les meilleurs résultats possibles. Je pense que personne n'est dans une autre optique !

 

Merci Elton pour cette interview et donc bonne chance pour les courses sur route !

 
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