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Nicolas Pelloquin en bronze à nouveau : le podium au bout d’un 500m parfait ! Version imprimable Suggérer par mail
  •   _mg_2442Mondial Yeosu (Corée du Sud)
  • Journée 2 - 31/08/2011

On ne va pas bouder notre plaisir : Nicolas Pelloquin a bouclé cette deuxième journée de championnat par une finale de 500m au bout de laquelle il est brillamment allé décrocher une belle médaille de bronze. Ce n'était pas évident de parvenir à se glisser entre deux Colombiens et un Vénézuélien très rapides. Malheureusement, les autres membres de l'équipe de France n'ont pas connu la même fortune : notamment, Justine Halbout et Yann Guyader sont sortis de leurs finales de la course à élimination avec deux grosses chutes...

 

 

 

 

Yann héroïque

  img_2391_-_copieOn le connait gagneur. On le connait rageur (quand il ne gagne pas). Mais ce que nous a montré Yann Guyader ce soir, c'est une autre facette de sa personnalité. Combien auraient jeté l'éponge en chutant dans une course à élimination à 49 tours de l'arrivée, sachant que le peloton roule à 17''5 de moyenne au tour (temps chronométré) et que, statistiquement, il n'y a que 5% de chances (soyons large) de raccrocher le wagon dans pareille situation ? Pour revenir, il faut plus que du talent : il faut une sacré dose d'humilité, de l'abnégation bien sûr, mais aussi un gros cœur (au sens propre comme au sens figuré). Car jusqu'à ce fameux 26ème tour du 15km à élimination, tout ce passait bien pour les Français : Yann s'était vite placé aux avant-postes tandis que Brian Lépine, parti de tout derrière, était revenu dans les roues de son leader en cinq tours à peine, au prix de quelques extérieurs et de belles relances ! En fait, à l'avant, le Néo-zélandais Scott Arlidge engageait le peloton dans une vague digne d'un sélectionneur national, protégeant son compatriote Peter Michael, tandis que les loups Bart Swings, Jorge Cifuentes, Joey Mantia, Fabio Francolini ou encore Yann Guyader rôdaient derrière...

 

Et puis patatras. Joey Mantia a failli se mettre lui-même par terre dans le 26ème tour et, dans son faux-mouvement, c'est Yann qu'il a envoyé au tapis. Yann avait à peine relevé la tête que le Chinois Siyuan Cong venait lui défoncer (preuve à l'appui) le casque avec son patin. Légèrement sonné, Yann se relevait instinctivement et reprenait le sens de la marche, avec un bon demi-tour de retard. Quel courage pour repartir avec tout un côté râpé, les cervicales contusionnées et ce couperet de l'élimination qui tombe inéluctablement, tous les deux tours ! Du courage, du talent, mais aussi une bonne mesure de rage. La chance du Français, c'est qu'une autre chute s'est produite deux tours plus tard, laissant trois patineurs au tapis, donc six tours de répit. Mais quand même ! Yann ne s'est pas contenté de recoller au paquet (en cinq tours pour l'anecdote qui n'en est pas une !). Petit à petit, il a doublé depuis l'arrière, fendant les trajectoires dans son style si particulier pour passer dans les trous de souris, remontant dans les roues de ses concurrents directs pour le podium après 15 tours d'efforts. Il a sorti l'Allemand Felix Rijhen, l'Argentin Guillermo Servian, l'Italien Giovanni Conte, le Coréen Yoo Jong Nam, le Néerlandais Crispijn Ariens, le Colombien Carlos Perez et a profité du fait que Scott Arlidge mette le clignotant pour aller sentir l'odeur de la finale de cette élimination. Mais il avait tout donné et c'est à la sixième place qu'il s'est arrêté. Que de regrets encore... Vu son numéro, on n'imagine même pas ce qu'il aurait été capable de faire dans d'autres conditions.

 

Justine les ailes brisées

  img_2340_-_copieEvidemment, on peut refaire la course dans tous les sens : elle sera à chaque fois différente. C'est d'autant plus vrai quand on est victime d'une chute. Justine Halbout semblait se sentir de mieux en mieux au fil des tours du 15km à élimination de ce soir. Si la première partie de course a surtout été une affaire de placement - en attendant les premières éliminations - il fallait être forte dans la deuxième partie. Or, Justine semblait justement monter en puissance, exactement comme hier. Sur la course à points/élimination, elle nous avait sorti un solide finish. On imaginait qu'elle ferait de même aujourd'hui. Mais ses ailes se sont brisées à 22 tours de la fin. Justine a fait un plongeon impressionnant vers l'avant, un plongeon tellement brutal qu'elle a même mis du temps pour se relever (ou plus précisément pour qu'on la relève, étant donné qu'elle avait le souffle carrément coupé)...

 

Jusqu'alors, Justine avait bien pris la roue des Argentines, des Colombiennes, des Italiennes et de Nicole Begg. Elle se classe finalement au seizième rang, un classement presque anecdotique au regard de l'incident qui en découle. Mais les nouvelles sont rassurantes de son côté. Dans la suite de la course, les Argentines Mayra Arias et Melisa Bonnet ont pris la conduite de la file à 20 tours de l'arrivée, mais elles se sont faites remercier aux 16ème et 15ème tours. Exit les Argentines : place aux Colombiennes Kelly Martinez et Marta Ramirez ainsi qu'aux Coréennes Hyo Sook Woo et Hi Hyeon Lee. Ces quatre-là n'ont ensuite pas lâché la tête de course des dix derniers tours. On les sentait vraiment un cran au-dessus, plus à l'aise techniquement et physiquement - et c'est un euphémisme. A cinq tours de l'arrivée, les Colombiennes s'appropriaient le leadership. Leur tactique semblait claire : lancer idéalement Kelly Martinez. Cette dernière se faisait cependant déboîter à 350m de la ligne par une Hyo Sook Woo en transe sur « sa » piste.

 

Juniors femmes : Déborah et Marie encore une fois premières Européennes

img_2208_-_copie Les Juniors couraient aujourd'hui la course à points/élimination. Un 10km pour être précis, soit 50 tours de piste : assez pour voir venir et se placer correctement avant les premières éliminations. En fait, la course fut rapidement d'un niveau très relevé, avec les Coréennes, les Colombiennes, les Taïwanaises et les Italiennes aux commandes. Déborah et Marie ont commencé leur course « prudemment », cherchant d'abord à se retrouver dans un peloton de 33 participantes pour se protéger mutuellement autant que faire se peut. Les Coréennes Ga Ram Yu et So Yeong Lee ont vite pris les devants de la course pour aller chercher un maximum de points dès le début. La Colombienne Nathalia Giraldo aura été la seule adversaire à pouvoir leur tenir la dragée haute : avec 16 points au final, elle talonne même Yu, la gagnante de la course, de deux points. Marie et Déborah ont tenu leur rang, toujours dans le Top 10. Mais c'était presque impossible d'aller chercher des points. Déborah est quand même parvenue à en marquer un.

Elle semblait d'ailleurs aller de mieux en mieux au fil des tours. Tant mieux pour elle, car la fin de course aura été totalement débridée... A 11 tours, la Coréenne So Yeong Lee se lançait dans une attaque incroyable, visiblement suicidaire. Elle était rapidement parvenue à creuser un trou de dix mètres sur un premier paquet composé de sa coéquipière, des deux Colombiennes et de la Taïwannaise. Marie et Déborah étaient alors reléguées dans un deuxième groupe, avec la Chinoise Xuemiao Cui. Marie menait pour l'essentiel car ses poursuivantes n'y arrivaient plus. Déborah allait profiter de ce travail pour raccrocher le bon wagon et se glisser entre les Coréennes et les Colombiennes. De l'extérieur de la piste, on aurait voulu la voir continuer sur sa lancée et partir pour un sprint ou deux. Mais il ne restait que quatre tours à accomplir et c'était à Ga Ram Yu de s'y coller : la Coréenne partit si fort qu'on ne la revit plus. Sa coéquipière So Yeong Lee pouvait aussi lever les bras à l'arrivée : avec 13 points, elle prenait la médaille de bronze. Déborah et Marie terminaient quant à elles respectivement neuvième et dixième, derrière trois Asiatiques et quatre Sud-américaines. 

 

Juniors hommes : Joris fait un grand numéro en sortant le Coréen Rae Jung Hong !

img_2268_-_copie Avec une sixième place en finale, Joris Gardères peut s'avouer satisfait. Le Français a su rester calme dans la tempête activée par les Coréens, les Colombiens, les Américains et le Taïwanais Chen Yancheng. Il a aussi su attendre son heure pour sortir le nez du paquet et aller se construire un petit pactole de 3 points lui permettant de prendre cette belle sixième place. Ce n'était pas évident, car encore une fois, le début de course a été très animé. C'est en fait parti tambour battant, avec des sprints tous les deux tours lancés par les deux Coréens Rae Jung Hong et Cheol See Sang, les deux Colombiens Boris Pena et Daniel Molina, ainsi que notre ami Taïwanais. L'Américain Andrew Valinsky est aussi assez tôt entré dans la danse, même si tout seul, il semblait avoir du mal à s'imposer : mais, comme nous le verrons plus loin, il cachait bien son jeu ! Quant à Joris, il a d'abord navigué en haute mer (aux alentours de la sixième place, derrière ceux qui marquent les points), bien protégé par Pierre-Yves Péridy. Quand celui-ci s'est fait éliminer (en 21ème position), il a pris ses responsabilités pour aller scorer. 

Mais même sur la fin de la course, les Coréens et les Colombiens cadenassaient. Joris a donc pris trois points, un de moins que Livio Wenger, qui lui s'est sorti les tripes dans les huit derniers tours... trop tard ! La victoire s'était jouée dès le début, et c'est dans les mains de Chen Yancheng, contre 14 points, qu'elle allait échoir. Boris Pena terminait deuxième avec 13 points, juste devant Andrew Valinsky, qui nous a gratifié d'un show dans les trois derniers tours, allant chercher les trois derniers points en lice ! Grâce à son sprint, l'Américain sortait d'ailleurs du podium l'une des stars locales, Cheol See Sang, son alter ego Rae Jung Hong ayant été éliminé par Joris 15 tours avant la fin !

  

 

Nicolas redonne le sourire aux Tricolores

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La partie était difficile, mais on ne peut pas s'attendre à moins en finale d'un 500m aux championnats du monde ! Nicolas Pelloquin s'en est très bien sorti. Parti tout à l'extérieur, le Français parvenait à « gratter » la place du rapide Vénézuélien Enrique Flores pour se caler dans la roue du Colombien Pedro Causil. Toujours très habile et hyper flexible dans ses trajectoires, Nicolas a pu contenir Flores, et notamment le subjuguer avec une relance qui fait tourner la tête dans le deuxième virage, mais il n'est pas parvenu à déboîter Causil. Ce dernier, levant le pied juste ce qu'il faut dans les virages, laisser s'envoler son compatriote Andres Munoz vers le titre. Nicolas termine troisième et gagne ce soir sa deuxième médaille en individuel. En l'espace de 40 secondes, il a redonné le sourire aux Tricolores et leur a, à nouveau, montré le chemin du podium !

 

 

 

 

 

 
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